Ordis

Le besoin en ordinateurs portables (et moyens de communication en général) augmente avec le nombre d’étudiants.

Les premiers ordis laissés au village depuis 2012 ont bien vieilli et disparaissent petit à petit. En décembre, un renouvellement de 7 machines a été réparti en fonction des besoins.

Fin mars, 2 nouvelles machines ont été expédiées dans les bagages d’Emile Turpin, en visite à Ndiaffate.

Les ordinateurs portables ne pèsent pas sur le budget d1pierre10coups: ce sont des ordinateurs de 2e main, testés, gonflés et réinstallés. Merci aux donateurs Jenny, Ben, Domi,… et tous les autres !

Les bacheliers

Ils sont 8 à ce jour (6 candidats cette année) et ce blog vous a donné l’occasion de faire leur connaissance:

Adama termine un Master en Géographie, après un parcours sans faute en 5 années. Il envisage la participation à certains concours comme celui de l’ENA.

Mohamadou a obtenu la Licence en décembre et entame sa 4e année universitaire avec un Master en Physique. Après un essai manqué au concours d’admission à une école d’ingénieurs, il veut tenter d’autres concours.

Alassane a eu l’an dernier des résultats insuffisants et redouble la 2e licence (L2) en Histoire.

Début de parcours universitaire bousculé pour le prometteur Alousseyni: hospitalisé en septembre 2015, il a dû être transféré à Dakar pour une intervention neuro-chirurgicale en urgence suite à une poche infectieuse dans la boîte crânienne !!
Après convalescence, il a pu s’inscrire en Biologie. Il a réussi le premier semestre, mais souffre de séquelles (crises épileptiques) qui ont perturbé la fin d’année. Les 44 unités de crédit (UC) décrochées lui ont permis de passer en L2 avec 16 UC à rattraper pour valider la L1.

Ifra Sall étudie à Ziguinchor. Il semble avoir tiré beaucoup de sa première année réussie de Licence en Tourisme. Au-delà de cette filière, il dit aussi être intéressé par le journalisme.


Les nouveaux bacheliers de juillet viennent d’être orientés.

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Scolaire (5): parrainage

Pour insuffler une nouvelle dynamique scolaire et améliorer les résultats, un parrainage a été instauré: chacun des 8 bacheliers est parrain ou marraine de 2 lycéens qui parrainent chacun 3 collégiens.

Le but du parrainage est l’encadrement et l’encouragement des élèves. L’intention est aussi de sensibiliser les élèves sur les règles du partenariat qui leur permet de bénéficier d’un soutien scolaire.

Le parrainage pourrait idéalement avoir des effets positifs sur de nombreuses problématiques: résultats, implication, scolarité féminine, capacités de communication, responsabilisation…

La mise en pratique ne sera pas simple. Parrains, marraines et filleul(e)s sont dispersés sur 10 établissements scolaires, avec beaucoup d’obstacles pratiques à la communication (connexions internet coûteuses, faibles ou inexistantes; jeunes élèves injoignables sans téléphone…).

Surtout, certains lycéens ne sont pas « mûrs » pour prendre un rôle actif de parrain. Les mois à venir diront ce qui peut sortir de l’expérience.

Ren Doubé Anya

L’AJEUB se cherchait une devise en Poular: elle est peut-être trouvée.

En Français, on pourrait traduire par « S’unir pour servir ».

Le message est d’abord en Poular parce qu’il s’adresse à eux-mêmes mais surtout à leurs parents qui ne comprennent que le Poular.

Le chemin reste difficile. Mais avec la case de santé, quelques-uns ont déjà fait honneur à leur nouvelle devise en se confrontant avec succès à l’expérience de l’organisation.

A la manœuvre pour la finition de la case: Adama, Abou-prési, Hamadou, Demba, Ibrahima et Kalidou.

Quelques autres ont aussi prouvé vouloir prendre leurs responsabilités.

Où sont les filles ? Pas loin, mais pas assez en première ligne, hélas !

Ren Doubé Anya !

Scolaire (4): inventaire du matériel

Pour améliorer la gestion du matériel et remédier à la situation décrite précédemment, un inventaire a été établi.

Les nouveaux achats ont été répartis au mieux lors d’une réunion générale, avec photos pour renforcer l’inventaire des attributions.

En fin d’année scolaire, TOUS les élèves devront restituer le matériel reçu avant redistribution pour l’année à débuter.

En cas de perte ou détérioration inacceptable, une amende sera prélevée sur le montant de la bourse d’études.

Cet épisode entraînera sans doute une meilleure utilisation du matériel et sensibilisera peut-être les élèves à le garder en meilleur état.

Scolaire (3): matériel

Autre exemple de passivité, d’absence d’initiative ou de manque d’organisation: le cas du matériel scolaire.

Depuis 2007, calculatrices, manuels, romans et dictionnaires ont été achetés au fur et à mesure des besoins. Il revenait aux lycéens et étudiants d’évaluer et me faire connaître les besoins.

Mais arrivé au village, il apparaît que beaucoup d’élèves n’ont pas le roman au programme de l’année, ni de calculatrice…

Pensant devoir réapprovisionner après des achats moins nombreux depuis 2 ans, une liste des besoins (qu’auraient dû anticiper les lycéens) est établie -non sans peine- et des achats sont lancés en urgence via un étudiant à Dakar en partance vers le village.

Des recherches sont faites pour découvrir qui dispose encore de quoi… et du matériel est « retrouvé » ! Souvent en mauvais état et là où il n’aurait plus dû être car :

  • certains élèves gardent du matériel dont ils n’ont plus besoin au lieu de le transmettre à ceux qui les suivent;
  • d’autres abandonnent et ne prennent pas la peine de restituer le matériel !

 

A l’arrivée des achats faits selon instructions par Alousseyni, il a bien fallu constater que certains de ces achats n’étaient pas pertinents et qu’agir en urgence avait coûté cher.

 

Bilan de ce laisser-aller: près de 50.000 cfa gaspillés !!
Espérons que les élèves comprendront que cet argent aurait dû aller dans leur poche…

 

Le respect du matériel est un concept qui a encore du chemin à faire…
Merci quand même pour la dédicace. 🙂

Scolaire (2): renforcement

Premier exemple illustrant la passivité trop répandue: le renforcement.

La participation de certains élèves au renforcement payant organisé par les enseignants est un des éléments du soutien pris en charge depuis des années par d1pierre10coups.

Malgré les demandes faites aux lycéens, aucune initiative n’avait été prise pour anticiper les inscriptions et c’est sur mon intervention à l’arrivée au village que les collégiens de 3e ont été inscrits au renforcement en urgence, avec une semaine de retard.

Une réflexion sur les bons choix autour du renforcement et son efficacité s’en est suivie et les décisions suivantes ont été prises cette année avec l’avis des étudiants bacheliers:

Au collège:

  • Le renforcement commencera dès la classe de 4e et se poursuivra en 3e pour la préparation du BFEM (Brevet de Fin d’Etudes Moyennes); les cours se donnent de décembre à avril, pour 2000 cfa par élève et par mois (2 matières). Pour contrôler la bonne utilisation de l’argent, le renforcement est réservé aux collégiens inscrits à Ngano.
Les 7 élèves de 3e du collège de Ngano
Les 7 élèves de 3e du collège de Ngano

Au lycée: Lire le reste de cet article « Scolaire (2): renforcement »

Scolaire (1): ça coince

Loin de progresser au fil du temps par l’exemple des grandes sœurs et grands frères, les résultats scolaires stagnent ou même régressent.

Les causes sont bien sûr multiples et il est difficile d’agir sur certaines:

  • l’école primaire a connu des problèmes au niveau de l’équipe pédagogique (pas d’entrées au collège depuis 2 ans); on peut espérer une amélioration avec la nouvelle direction
  • au collège et lycée, la formation des enseignants sénégalais a connu de graves lacunes et ceux-ci sont parfois en perte de motivation

2 causes d’échec sont pourtant bien imputables aux élèves: Lire le reste de cet article « Scolaire (1): ça coince »