Moha en France J+14

Arrivé le 1er septembre pour commencer les cours le 21, Moha-Albert avait 2 priorités: les démarches administratives et un logement moins éloigné de son université qu’un irréaliste point de chute chez une parente.

Pour rappel, Albert prépare un master 1 en Physique expérimentale à l’université de Cergy (35 km au nord-ouest de Paris).

Le programme a donc été chargé, avec de nombreux déplacements et dans des conditions rendues difficiles par le covid. Mais les résultats sont là:

  • domiciliation officielle chez une cousine dans Paris pour le courrier
  • chambre partagée à Sartrouville à moins d’une heure de transport de l’université
  • compte bancaire étudiant ouvert
  • inscription à l’université confirmée par le paiement des droits
  • inscription à l’assurance maladie

Des infos sont aussi réunies pour un logement social universitaire (CROUS) et les aides sociales ou bourses, même si ces points restent à concrétiser.

Pour compléter ce programme, beaucoup de contacts d’amis étudiants sénégalais ou visites familiales, une vidéoconférence avec le département de Physique et une journée d’accueil des étudiants étrangers dans les jardins du château de Versailles…

 



Moha en France J+7 déjà

Les 2 dernières semaines ont été intenses.

Avec la situation covid19 en permanente évolution et les procédures administratives à faire avant le début des cours le 21 septembre, une course s’est engagée dès le visa délivré le 24 août pour être au plus tôt sur le sol français:

  • billet d’avion
  • adieux à la famille venue du Fouta pour l’occasion
  • test covid pour échapper à la quarantaine.

 

 

 

 

7 jours seulement après son visa, à 22h, Moha-Albert montait dans un Airbus Brussels Airlines à destination de Paris via Bruxelles.

Depuis, en 1 semaine, beaucoup d’eau a encore coulé sous les ponts de la Seine… A suivre.

Que la terre lui soit légère…

Ainsi va la vie… Alors que Albert Sarr se prépare à relever les défis de ses études en France, c’est une triste nouvelle qui accable Barmathial aujourd’hui.

Mamadou Sarr, papa de 3 des 11 bacheliers que compte aujourd’hui le village, a rendu l’âme.

Personnellement, je me souviendrai de lui comme un homme humble et chaleureux. Mes pensées vont en particulier à sa femme Douga, ainsi qu’à Houleye, Samba et Demba.

Lire le reste de cet article « Que la terre lui soit légère… »

(Feel good #5) Félicitations !

D’autres priorités ont empêché de mettre à l’honneur un résultat qui le mérite pourtant.

Cela remonte au 11 mars déjà: Adama, fidèle parmi les fidèles du projet d1pierre10coups a obtenu sa Maîtrise (bac+5) en Géographie.

Reste maintenant à trouver comment exploiter au mieux ce diplôme !

Progrès, projets, difficultés et covid-19

Fin 2019, 3 axes ont été identifiés, discutés et initiés pour un nouveau départ avec le G7.

  • LYCÉEN.NE.S:
    • sensibilisation des scolarisés plus jeunes sur leurs responsabilités
    • implication des lycéen.ne.s et formation des plus dynamiques pour le suivi scolaire du partenariat
  • DIALOGUE-VILLAGE:
    • campagne d’extraits de naissance
    • dialogue avec le village en vue de comprendre et clarifier les attentes mutuelles
  • MINI-PROJET MARAICHER: terrain d’expérimentation et de préparation d’encadrement d’un éventuel projet plus large

2 mois plus tard, des pas importants ont été faits.
Préparation et anticipation restent problématiques et les difficultés de dialogue subsistent, mais un gros travail de sensibilisation à ces obstacles est en cours.

Aujourd’hui, la menace du Covid-19 s’impose à tous. Les écoles ont fermé et étudiants comme élèves ont rejoint le village.

 

Depuis le 24 mars, un couvre-feu est imposé jusque dans les villages.

 

 

 

Des sensibilisations ont été faites par les représentants de la Croix-Rouge Amadou Bocar et Ibrahima Sarr et les consignes sont prises au sérieux.

 

Le Covid-19 vient perturber nos activités. Dans l’attente prudente de l’évolution de la situation, les étudiants du G7 tentent de mettre à profit cette période de rassemblement de tous les scolarisés au village.