Rendoubé Anniya

L’AJEUB se cherchait une devise en Poular: elle est peut-être trouvée.

En Français, on pourrait traduire par « S’unir pour servir ».

Le message est d’abord en Poular parce qu’il s’adresse à eux-mêmes mais surtout à leurs parents qui ne comprennent que le Poular.

Le chemin reste difficile. Mais avec la case de santé, quelques-uns ont déjà fait honneur à leur nouvelle devise en se confrontant avec succès à l’expérience de l’organisation.

A la manœuvre pour la finition de la case: Adama, Abou-prési, Hamadou, Demba, Ibrahima et Kalidou.

Quelques autres ont aussi prouvé vouloir prendre leurs responsabilités.

Où sont les filles ? Pas loin, mais pas assez en première ligne, hélas !

Rendoubé Anniya !

Scolaire (4): inventaire du matériel

Pour améliorer la gestion du matériel et remédier à la situation décrite précédemment, un inventaire a été établi.

Les nouveaux achats ont été répartis au mieux lors d’une réunion générale, avec photos pour renforcer l’inventaire des attributions.

En fin d’année scolaire, TOUS les élèves devront restituer le matériel reçu avant redistribution pour l’année à débuter.

En cas de perte ou détérioration inacceptable, une amende sera prélevée sur le montant de la bourse d’études.

Cet épisode entraînera sans doute une meilleure utilisation du matériel et sensibilisera peut-être les élèves à le garder en meilleur état.

Scolaire (3): matériel

Autre exemple de passivité, d’absence d’initiative ou de manque d’organisation: le cas du matériel scolaire.

Depuis 2007, calculatrices, manuels, romans et dictionnaires ont été achetés au fur et à mesure des besoins. Il revenait aux lycéens et étudiants d’évaluer et me faire connaître les besoins.

Mais arrivé au village, il apparaît que beaucoup d’élèves n’ont pas le roman au programme de l’année, ni de calculatrice…

Pensant devoir réapprovisionner après des achats moins nombreux depuis 2 ans, une liste des besoins (qu’auraient dû anticiper les lycéens) est établie -non sans peine- et des achats sont lancés en urgence via un étudiant à Dakar en partance vers le village.

Des recherches sont faites pour découvrir qui dispose encore de quoi… et du matériel est « retrouvé » ! Souvent en mauvais état et là où il n’aurait plus dû être car :

  • certains élèves gardent du matériel dont ils n’ont plus besoin au lieu de le transmettre à ceux qui les suivent;
  • d’autres abandonnent et ne prennent pas la peine de restituer le matériel !

 

A l’arrivée des achats faits selon instructions par Alousseyni, il a bien fallu constater que certains de ces achats n’étaient pas pertinents et qu’agir en urgence avait coûté cher.

 

Bilan de ce laisser-aller: près de 50.000 cfa gaspillés !!
Espérons que les élèves comprendront que cet argent aurait dû aller dans leur poche…

 

Le respect du matériel est un concept qui a encore du chemin à faire…
Merci quand même pour la dédicace. 🙂

Scolaire (2): renforcement

Premier exemple illustrant la passivité trop répandue: le renforcement.

La participation de certains élèves au renforcement payant organisé par les enseignants est un des éléments du soutien pris en charge depuis des années par d1pierre10coups.

Malgré les demandes faites aux lycéens, aucune initiative n’avait été prise pour anticiper les inscriptions et c’est sur mon intervention à l’arrivée au village que les collégiens de 3e ont été inscrits au renforcement en urgence, avec une semaine de retard.

Une réflexion sur les bons choix autour du renforcement et son efficacité s’en est suivie et les décisions suivantes ont été prises cette année avec l’avis des étudiants bacheliers:

Au collège:

  • Le renforcement commencera dès la classe de 4e et se poursuivra en 3e pour la préparation du BFEM (Brevet de Fin d’Etudes Moyennes); les cours se donnent de décembre à avril, pour 2000 cfa par élève et par mois (2 matières). Pour contrôler la bonne utilisation de l’argent, le renforcement est réservé aux collégiens inscrits à Ngano.
Les 7 élèves de 3e du collège de Ngano
Les 7 élèves de 3e du collège de Ngano

Au lycée: Lire le reste de cet article « Scolaire (2): renforcement »

Scolaire (1): ça coince

Loin de progresser au fil du temps par l’exemple des grandes sœurs et grands frères, les résultats scolaires stagnent ou même régressent.

Les causes sont bien sûr multiples et il est difficile d’agir sur certaines:

  • l’école primaire a connu des problèmes au niveau de l’équipe pédagogique (pas d’entrées au collège depuis 2 ans); on peut espérer une amélioration avec la nouvelle direction
  • au collège et lycée, la formation des enseignants sénégalais a connu de graves lacunes et ceux-ci sont parfois en perte de motivation

2 causes d’échec sont pourtant bien imputables aux élèves: Lire le reste de cet article « Scolaire (1): ça coince »

Case santé (9): raccordement aux réseaux

Dans l’attente d’une réponse à la demande d’équipement auprès du ministère de la Santé, les derniers travaux pour l’accès à l’eau (pose de lavabos et robinets) et à l’électricité ont été réalisés juste avant mon départ début janvier. Ces travaux ont été financés avec le reste du montant de 400.000 CFA (600 €) envoyé en août pour la réparation du toit.

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Reste à faire: les toilettes extérieures, la fosse septique et la clôture en dur du terrain. Ces travaux seront repris par les initiateurs du projet de Barmathial-Rénovation.

Case santé (8): bientôt en service ?

Le bâtiment de la case est bel et bien prêt.

Reste l’équipement (mobilier) et l’intégration officielle de la case dans le réseau de santé sénégalais.

2017-01-08Depuis septembre, Adama Mamadou Sarr a entrepris des démarches.
Après une voie sans issue, on espère une bonne piste: avec l’aide de responsables de l’amicale communale universitaire, une demande d’équipement (basé sur une liste standardisédsc06891e) a été officiellement introduite auprès de la Ministre de la Santé. La demande pourrait bénéficier de l’appui de fonctionnaires du ministère originaires de la zone.

La demande émane de l’AJEUB, désormais représentante officielle pour le village de Barmathial.

On attend. Merci et bravo à Ousmane Bocum de Seno Palel (commune de Ndendory, comme Barmathial), au toujours actif et disponible Adama et à tous ceux qui se mobilisent pour faire progresser la santé.


Mise à jour 11-1-2017:

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Forage (2) : Aidons-les à aider le village

dsc07145Le village a donc confié la gestion du forage à l’AJEUB pour 5 mois, d’août à décembre 2016. La collecte de l’argent des consommations s’est faite plus stricte, avec coupure de l’alimentation en cas de non paiement.

Attendus depuis longtemps, des travaux d’extension du réseau vers les parties moins centrales ont été commencés (tranchées pour les canalisations).

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Problème: l’argent provenant du comité de gestion précédent et qui devait financer ces travaux n’a jamais été disponible. Par convention, l’argent collecté pour la consommation de la période des 5 mois ne pouvait servir aux travaux… Blocages… Nouvelles tensions…

L’opportunité pour le projet d1pierre10coups de montrer une nouvelle fois au village que grâce à ses intermédiaires scolarisés et de bonne volonté, il est possible d’aider le village !

Sur base d’explications claires, 125.000 CFA (185 €) ont été débloqués pour la finition des travaux d’extension.

d1pierre10coups:  Aidons des Jeunes qui prennent leur avenir en mains !

Et si les premiers scolarisés devenaient les acteurs du développement de leur communauté ?

Et hop, en fourrière !

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msc05179La cohabitation entre éleveurs et agriculteurs d’un village n’est pas toujours facile…

Pour protéger les cultures, des opérations surprise sont menées pour capturer les chèvres qui ont échappé à la surveillance de leur berger et qui se délectent des feuilles tendres dans les champs.

Les animaux capturés pendant leur divagation sont alors mis en fourrière, c’est à dire enfermés dans un enclos dont ils ne peuvent être sortis qu’après paiement d’une amende de 250 cfa (0,4 €) par les bergers propriétaires ou responsables.

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Parfois, c’est plus grave: des bergers emmènent volontairement et de nuit leurs vaches ou moutons au beau milieu des cultures pour les engraisser. Dans ce cas, il ne s’agit plus d’une simple faute mais d’un véritable délit…